Ce qui sert vraiment
Ce qui est utile tient sur une demi-page. Inutile de constituer un dossier.
- Les prénoms des personnes concernées et leur place dans votre vie. Le nom de famille n'est pas nécessaire.
- Les dates approximatives : celle de la rupture, du décès, de l'embauche, du moment où les choses ont changé. Le mois suffit.
- Ce qui a été dit, et par qui, aux moments décisifs. Même si c'était confus, contradictoire ou blessant.
- Ce que vous souhaitez obtenir, écrit en une phrase. C'est l'élément le plus difficile et le plus important de la liste.
Une photo aide quand vous en avez une, sans être indispensable. Elle ne remplace jamais le récit.
Écrire sa question avant d'appeler
Cet exercice paraît anodin et il change beaucoup de choses. Beaucoup de personnes découvrent en l'écrivant que leur question n'est pas celle qu'elles croyaient.
« Est-ce qu'il va revenir » devient parfois « est-ce que je veux vraiment qu'il revienne ». « Pourquoi je n'y arrive pas au travail » devient « est-ce que ce métier est le bon ». Une question juste amène une réponse utile ; une question mal posée fait tourner la consultation à vide.
Ce qui ne sert à rien
- Préparer un discours. Ce qui se raconte spontanément est plus complet que ce qui se récite.
- Trier ce qui est « digne » d'être dit. Un détail jugé sans importance est souvent celui qui éclaire tout le reste.
- Chercher à tester le praticien en cachant des éléments. Vous perdrez une heure et vous paierez pour cette heure.
- Avoir déjà décidé de quoi il s'agit. Arriver avec la conclusion ferme la consultation avant qu'elle commence.
Les questions à poser, vous, au praticien
Une première consultation se juge autant à ce qu'on vous répond qu'à ce qu'on vous annonce. Trois questions valent d'être posées systématiquement.
- Combien cela coûte, et à quel moment le prix est annoncé. La réponse doit venir avant que le travail commence, jamais après.
- Ce qui n'est pas possible dans votre situation. Un praticien qui répond que tout est possible ne vous écoute pas.
- Ce qui se passe si rien ne bouge. La réponse vous dira s'il y a un suivi réel ou seulement un encaissement.
Les réponses qui doivent vous faire raccrocher
Certaines phrases sont des signaux nets, quel que soit le praticien et quelle que soit sa réputation.
- Une urgence fabriquée : « il faut agir avant ce soir, sinon ce sera trop tard ».
- Une date de résultat annoncée avant même l'étude.
- Une somme qui augmente en cours de route, avec un motif nouveau à chaque étape.
- Une demande de coordonnées bancaires, de papiers d'identité ou d'accès à vos comptes.
- La peur utilisée comme argument : une malédiction annoncée d'emblée, qu'il faudrait lever immédiatement contre paiement.
Le déroulement chez le Professeur Dognon
Le premier échange est gratuit et sans engagement. Vous exposez la situation, il pose quelques questions, puis il mène l'étude seul, en général en un à deux jours. Il vous rappelle ensuite pour dire ce qu'il a vu, ce qui peut être entrepris, la durée estimée et le tarif. Vous décidez à ce moment-là.
Choisir le moment de l'appel
La ligne est ouverte jour et nuit, ce qui ne veut pas dire que tous les moments se valent pour vous. Un premier appel passé à trois heures du matin, après une nuit blanche et une série de messages sans réponse, se déroule rarement bien : on y raconte moins ce qui s'est passé que ce qu'on ressent à cet instant.
Si vous le pouvez, appelez à un moment où vous serez au calme, sans avoir à raccrocher dans dix minutes, et sans quelqu'un dans la pièce d'à côté. Cela change nettement la qualité de ce que vous arriverez à dire.
Après la consultation : noter
C'est le conseil le plus utile et le moins suivi. Dans les heures qui suivent le retour d'étude, notez ce qui vous a été dit, en quelques lignes.
- Ce qui a été vu, avec les mots employés, sans les arranger.
- Ce qui a été annoncé comme possible, et ce qui a été annoncé comme impossible.
- La durée estimée et le tarif, tels qu'ils ont été dits.
- Ce que vous avez ressenti pendant l'échange, y compris vos réserves.
Ces notes servent trois mois plus tard, quand la mémoire aura reconstruit la conversation à sa façon. Elles permettent de vérifier ce qui a été tenu, et c'est le meilleur moyen de juger quelqu'un dans ce métier.
Si c'est la première fois de votre vie
Beaucoup de personnes appellent en s'excusant presque, en précisant qu'elles « n'ont jamais fait ça » et qu'elles « n'y croient pas vraiment ». C'est une entrée en matière très courante, et elle n'a rien de gênant.
Il n'est demandé à personne de croire quoi que ce soit à l'avance. Exposer une situation et écouter ce qu'on vous en dit n'engage rien d'autre que le temps de l'appel.
J'avais préparé trois pages. Il m'a demandé quatre choses et m'a dit que le reste, on le verrait après. C'était reposant.
Céline P., Nantes