Le seul indice vraiment fiable
Ce n'est ni l'ancienneté affichée, ni les témoignages publiés, ni un site soigné. Tout cela s'achète. L'indice fiable est ailleurs : un praticien sérieux vous dit, dès le premier échange, ce qu'il ne peut pas faire.
Un échange qui ne contient aucune limite, aucun refus, aucun « cela ne relève pas de moi », est un échange commercial. Cela ne dépend pas du domaine : c'est vrai d'un artisan, d'un médecin et d'un voyant.
Les phrases qui rassurent, à rebours de l'intuition
- « Cela ne relève pas de moi, allez voir un médecin. »
- « Je ne peux pas vous donner de date, et personne ne le peut. »
- « Sur ce que vous me décrivez, je ne vois rien de ce que vous cherchez. »
- « Attendez une semaine avant de décider. Rappelez-moi après. »
- « Je ne vous donnerai pas de nom, même si vous insistez. »
- « Cela coûte tel montant, et voilà ce que cela comprend exactement. »
Ces phrases coûtent de l'argent à celui qui les prononce. C'est précisément pour cela qu'elles renseignent.
Les phrases qui doivent faire raccrocher
- « Il faut agir aujourd'hui, sinon ce sera trop tard. » L'urgence est presque toujours fabriquée.
- « Je vois une malédiction sur vous. » Annoncée avant toute étude, elle sert à vendre la levée de cette malédiction.
- « Il reviendra avant la fin du mois. » Une date annoncée est une certitude que personne ne détient.
- « Tout est possible. » Rien de sérieux n'est sans limite.
- « Envoyez d'abord, on verra ensuite. » Le prix et l'objet du travail se disent avant.
Ce qu'un premier échange devrait contenir
- Un temps où vous parlez sans être interrompu, et sans qu'on vous vende quoi que ce soit.
- Des questions précises sur votre situation, pas des affirmations sur votre passé destinées à vous impressionner.
- Une réponse claire sur ce qui peut être entrepris et sur ce qui ne peut pas l'être.
- Un tarif annoncé, avec ce qu'il comprend et ce qu'il ne comprend pas.
- Aucune pression pour décider pendant l'appel.
Deux tests simples
Le premier : demandez ce qui n'est pas possible dans votre situation. La qualité de la réponse à cette question vous en apprendra plus que tout le reste de la conversation.
Le second : dites que vous souhaitez réfléchir quelques jours. Un praticien sérieux trouvera cela normal. Un vendeur trouvera un motif pour que ce soit impossible.
Sur les témoignages
Ils ont une valeur limitée et il faut le savoir. Ceux publiés sur ce site le sont avec l'accord des personnes concernées, sous leur prénom et l'initiale de leur nom. Ils disent ce qu'elles ont vécu ; ils ne prédisent rien de ce que vous vivrez, et aucun témoignage ne devrait emporter votre décision.
Si vous vous êtes déjà fait prendre
Cela arrive à des personnes de tous milieux, souvent à un moment où elles étaient épuisées. Il n'y a pas de honte à en avoir. Des recours existent : signalement à la répression des fraudes, plainte en cas d'escroquerie caractérisée, opposition auprès de votre banque pour des paiements récents. Ces démarches aboutissent d'autant mieux qu'elles sont engagées vite.
Ce qu'un site internet dit, et ne dit pas
Un site soigné ne prouve rien : il se commande. Un site sommaire ne prouve rien non plus. Quelques éléments sont pourtant lisibles, et ils valent d'être regardés avant d'appeler.
- Les limites y sont-elles écrites ? Un site qui dit ce qui n'est pas possible est rare, et c'est un bon signe.
- Les tarifs sont-ils évoqués, ne serait-ce que dans leur principe ?
- Les résultats sont-ils promis ou présentés comme dépendant de chaque situation ?
- Les témoignages sont-ils invraisemblables — retours en trois jours, sommes gagnées, guérisons ? Ce sont alors des arguments de vente.
- Un moyen de contact simple existe-t-il, sans passer par un formulaire qui ne répond jamais ?
Le bouche-à-oreille, et sa limite
C'est la meilleure source, et elle a un défaut connu. On raconte volontiers ce qui a marché, presque jamais ce qui n'a rien donné, et encore moins ce qu'on a payé pour rien.
Une recommandation vaut donc pour ce qu'elle est : une expérience, pas une garantie. Demandez à la personne ce qui lui a été dit au premier échange, et non ce qui s'est passé ensuite. C'est cette réponse-là qui renseigne.
Se donner le droit de raccrocher
C'est le point le plus important et le plus difficile. Beaucoup de personnes restent en ligne alors qu'elles ont compris, par politesse, ou parce qu'elles ont déjà expliqué leur situation et ne veulent pas avoir parlé pour rien.
Vous ne devez rien à quelqu'un que vous venez d'appeler. Raccrocher au bout de trois minutes est une décision légitime, y compris sans explication, et elle vous coûtera toujours moins cher qu'une conversation menée jusqu'au bout par courtoisie.
Il m'a dit qu'il ne travaillerait pas sur ma demande et pourquoi. C'est le seul qui m'ait dit non en six mois de recherches.
Laurent M., Besançon